DPE à Sébastopol, Toulouse : comprendre le bâti et les étiquettes énergie

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Sébastopol, les 254 DPE analysés concernent exclusivement des appartements et présentent une forte concentration en classe C. Avec 2,0 % de logements classés F ou G, ce quartier de Toulouse affiche une proportion de passoires énergétiques inférieure aux 4,3 % observés dans la ville.

DPE à Sébastopol, Toulouse : comprendre le bâti et les étiquettes énergie — Toulouse

Le profil énergétique de Sébastopol se distingue par un parc diagnostiqué composé d’appartements, une période de construction dominante relativement homogène et une étiquette C très présente. Ce dossier repose sur 254 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans le quartier, au sein d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Toulouse. Il décrit donc les logements représentés dans cette base, et non un recensement exhaustif du quartier. Les résultats apportent des repères pour comprendre un bien avant une vente ou une location. Ils doivent néanmoins être lus à l’échelle appropriée : une tendance collective ne permet pas de déduire le classement énergétique d’un appartement particulier.

Un bâti diagnostiqué dominé par les appartements de 1983-1988

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Sébastopol)Part du quartier
A00,0 %
B72,8 %
C21383,9 %
D2610,2 %
E31,2 %
F31,2 %
G20,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Sébastopol (Toulouse).

La période 1983-1988 représente 66,5 % des diagnostics du quartier : elle constitue nettement la période de construction dominante dans les données disponibles. Les logements construits avant 1948 comptent pour 2,8 % des observations, tandis que ceux construits avant 1975 en représentent 5,1 %. Ces catégories se recouvrent et ne doivent pas être additionnées. La part de maisons individuelles est de 0,0 % : tous les logements diagnostiqués ici sont donc des appartements. Cette composition est importante pour interpréter les résultats, car elle décrit un ensemble très différent d’un parc mêlant maisons et appartements. Elle ne renseigne toutefois ni sur les matériaux, ni sur les équipements, ni sur les rénovations réalisées.

  • Période dominante : 1983-1988, avec 66,5 % des diagnostics. Cette concentration situe l’âge du bâti représenté, sans établir que tous les immeubles ont les mêmes caractéristiques thermiques.
  • Bâti ancien : 2,8 % des logements diagnostiqués datent d’avant 1948 à Sébastopol, contre 19,6 % à Toulouse. Le bâti de cette période est donc moins représenté dans le quartier.
  • Typologie et surface : aucune maison individuelle dans les diagnostics analysés, et une surface médiane de 23 m², contre 51 m² pour la ville. Les résultats concernent ainsi des appartements de taille médiane plus réduite.

Une répartition concentrée sur la classe C : 213 diagnostics

Avec 213 diagnostics sur 254, la classe C domine largement la répartition énergétique de Sébastopol. La classe D arrive ensuite avec 26 diagnostics, puis la classe B avec 7. Aucun logement de l’échantillon n’est classé A. Les classes E et F regroupent chacune 3 diagnostics, tandis que la classe G en compte 2. Ce profil montre une concentration sur une même étiquette, plutôt qu’une distribution équilibrée entre les différentes classes. Il ne signifie pas pour autant que les appartements classés C sont identiques. Les données agrégées ne détaillent pas leurs équipements, leurs consommations respectives ou leur état. Pour un bien précis, le rapport individuel reste donc le document à examiner.

  • Classes A et B : 0 diagnostic en A et 7 en B. L’absence de classe A vaut pour les observations fournies ; elle ne démontre pas l’absence de tout logement A dans le quartier.
  • Classes C et D : 213 diagnostics en C et 26 en D. Ces effectifs constituent le principal repère de lecture pour situer l’étiquette d’un appartement par rapport au profil observé.
  • Classes E, F et G : 3 diagnostics en E, 3 en F et 2 en G. Les logements F et G totalisent les 5 passoires énergétiques identifiées dans la base du quartier.

Des indicateurs médians inférieurs à ceux de Toulouse

La proportion de logements F et G atteint 2,0 % à Sébastopol, contre 4,3 % à l’échelle de Toulouse. Le quartier présente donc une part de passoires énergétiques plus faible dans les données analysées. Sa consommation médiane est également inférieure : 139 kWh/m²/an, contre 176 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 402 €, contre 868 € à Toulouse. Ces comparaisons convergent, mais elles ne décrivent pas des parcs identiques. La surface médiane est de 23 m² dans le quartier et de 51 m² dans la ville. Le bâti d’avant 1948 est aussi beaucoup moins représenté à Sébastopol, ce qui invite à conserver une lecture contextualisée.

Vendre à Sébastopol : situer le bien parmi les 254 DPE

Pour préparer une vente, ces statistiques servent d’abord à contextualiser le DPE du logement. Un appartement classé C partage l’étiquette la plus fréquente parmi les 254 diagnostics étudiés ; cette classe ne suffit donc pas, à elle seule, à établir une singularité énergétique dans le quartier. Un bien classé F ou G appartient, à l’inverse, à une catégorie peu représentée localement, avec 5 logements identifiés. Dans les deux cas, la présentation du bien gagne à distinguer clairement son résultat individuel du profil de Sébastopol. Les chiffres fournis ne permettent de chiffrer ni une incidence sur la valeur du logement, ni un éventuel effet sur les conditions de la vente.

Louer à Sébastopol : examiner le logement au-delà des 2,0 % de F et G

Pour une mise en location ou une recherche d’appartement, la faible proportion locale de passoires énergétiques constitue un repère, mais pas une assurance sur le logement envisagé. Les 2,0 % de classes F et G décrivent le quartier diagnostiqué ; seule l’étiquette du bien permet de savoir où celui-ci se situe. De même, les 402 € de coût énergétique annuel médian estimé ne doivent pas être repris comme une prévision individuelle. Il convient de consulter les informations propres à l’appartement, notamment sa surface et les estimations de son rapport. Les faits disponibles ne détaillent pas les règles applicables à la location : ils ne permettent donc pas de conclure à l’éligibilité locative d’un logement particulier.

Questions fréquentes

Sébastopol présente-t-il un meilleur profil DPE que Toulouse ?

Sur les indicateurs fournis, Sébastopol présente une part de classes F et G plus faible, à 2,0 % contre 4,3 %, ainsi qu’une consommation médiane inférieure, à 139 contre 176 kWh/m²/an. Cette comparaison ne constitue toutefois pas un classement global de tous les logements. Les différences de surface médiane et de période de construction doivent être prises en compte, et aucune répartition complète des étiquettes de Toulouse n’est fournie.

Les résultats décrivent-ils tous les immeubles de Sébastopol ?

Non. Ils portent sur 254 DPE géolocalisés dans le quartier, extraits d’un échantillon analysé de 15 000 DPE de Toulouse. La présence exclusive d’appartements et la prédominance de la période 1983-1988, à 66,5 %, caractérisent ce corpus. Sans information supplémentaire sur sa couverture, il serait excessif d’étendre automatiquement ces proportions à l’intégralité du bâti ou de les appliquer à un immeuble non documenté.

Que vérifier avant de comparer un appartement aux chiffres du quartier ?

Il faut partir des caractéristiques et du DPE de l’appartement, puis comparer séparément son étiquette, sa consommation, sa surface et son coût énergétique estimé aux repères disponibles. À Sébastopol, ceux-ci comprennent 213 diagnostics en C, une consommation médiane de 139 kWh/m²/an et une surface médiane de 23 m². Ces valeurs éclairent le contexte local, sans remplacer l’analyse du bien ni déterminer à elles seules les conditions de vente ou de location.

Sources officielles

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