DPE à Latécoère, Toulouse : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier
À Latécoère, les 357 DPE analysés montrent un bâti principalement composé d’appartements et largement construit entre 2006 et 2012. Les étiquettes C dominent, tandis que la part de logements F ou G reste inférieure à celle observée à Toulouse.

Le dossier DPE de Latécoère repose sur 357 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans ce quartier de Toulouse, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle municipale. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leurs étiquettes et plusieurs indicateurs de consommation ou de coût estimé. Elles dessinent un profil nettement orienté vers les appartements récents, avec une forte présence de la classe C. Ce portrait constitue un repère pour situer un bien proposé à la vente ou à la location, mais ne remplace pas son évaluation individuelle. Il faut notamment distinguer les caractéristiques de cet ensemble de diagnostics de celles de tous les logements du quartier, dont le nombre total n’est pas fourni.
Un bâti dominé par les appartements de 2006 à 2012
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Latécoère) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,3 % |
| B | 7 | 2,0 % |
| C | 297 | 83,2 % |
| D | 31 | 8,7 % |
| E | 10 | 2,8 % |
| F | 2 | 0,6 % |
| G | 9 | 2,5 % |
La période de construction 2006-2012 représente 86,0 % des diagnostics de Latécoère. Cette concentration donne au parc observé un profil majoritairement récent, très différent de celui que suggérerait un quartier dominé par le bâti ancien. Les logements construits avant 1948 représentent 3,9 % des diagnostics, et ceux construits avant 1975 en représentent 8,4 %. Ces catégories se recouvrent : les logements antérieurs à 1948 font aussi partie de ceux antérieurs à 1975. Les maisons individuelles ne constituent que 1,4 % du corpus, le reste correspondant à des appartements. La surface médiane, de 28 m², complète ce portrait d’un ensemble surtout collectif et de petite taille. Elle ne permet toutefois pas de déterminer la répartition précise entre studios et logements comportant plusieurs pièces.
- Construction dominante : 2006-2012, avec 86,0 % des diagnostics. Ce repère décrit la composition du corpus local, sans renseigner à lui seul sur les équipements ou les matériaux de chaque logement.
- Bâti ancien : 3,9 % des diagnostics concernent des logements antérieurs à 1948, contre 19,6 % à Toulouse. Le quartier présente donc une présence moindre de cette génération de bâtiments dans les données analysées.
- Type et taille : les maisons individuelles représentent 1,4 % des diagnostics et la surface médiane atteint 28 m². Les résultats globaux éclairent donc avant tout un parc d’appartements, plutôt qu’un ensemble de maisons.
Une classe C très présente, mais des situations contrastées
La répartition des étiquettes fait apparaître une nette prédominance de la classe C, avec 297 diagnostics sur les 357 analysés. Les autres classes se répartissent entre 1 diagnostic A, 7 B, 31 D, 10 E, 2 F et 9 G. Le profil du quartier ne se résume donc ni aux meilleures étiquettes ni aux logements les plus énergivores : son centre de gravité se situe clairement en C. La présence simultanée de logements récents et d’une majorité de classes C est un constat à l’échelle du corpus, pas une démonstration du lien entre l’âge et l’étiquette de chaque bien. Les données ne fournissent aucun croisement individuel permettant d’attribuer les classes F ou G à une période de construction particulière.
- Classes A et B : respectivement 1 et 7 diagnostics. Ces étiquettes sont présentes à Latécoère, mais elles ne constituent pas le profil dominant des logements analysés.
- Classe C : 297 diagnostics. C’est le principal point de référence local pour lire la distribution des étiquettes, sans présumer du classement d’un logement qui n’aurait pas été évalué.
- Classes D et E : respectivement 31 et 10 diagnostics. Elles rappellent que le parc observé n’est pas homogène, malgré la forte concentration de constructions entre 2006 et 2012.
- Classes F et G : respectivement 2 et 9 diagnostics, soit 11 logements au total. Leur présence minoritaire ne doit pas masquer les situations individuelles concernées.
Latécoère face aux indicateurs de Toulouse
La part de passoires énergétiques F et G atteint 3,1 % à Latécoère, contre 4,3 % dans l’ensemble de Toulouse. Le quartier présente ainsi une proportion plus faible de ces étiquettes dans les données analysées. Sa consommation médiane est également inférieure au repère municipal : 151 kWh/m²/an, contre 176 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 566 € contre 868 €. Ces comparaisons doivent cependant tenir compte de la composition des logements observés. La surface médiane locale est de 28 m², contre 51 m² dans la ville, et le bâti antérieur à 1948 y est moins représenté. Les chiffres décrivent donc des ensembles différents, et non des logements de caractéristiques identiques comparés terme à terme.
Vendre à Latécoère : situer le bien sans généraliser
Pour préparer une vente à Latécoère, ces statistiques servent surtout à replacer le logement dans son environnement énergétique. Un bien classé C partage son étiquette avec 297 diagnostics du quartier, mais cette proximité ne signifie pas qu’il possède la même consommation, la même surface ou le même coût estimé. À l’inverse, un logement F ou G se situe dans un groupe minoritaire de 11 logements diagnostiqués, dont la situation mérite une lecture propre. La présentation du bien gagne donc à distinguer son DPE individuel des repères locaux et à préciser ses caractéristiques connues. Les données fournies ne permettent de mesurer ni une incidence sur sa valeur de vente ni un effet sur les négociations. Elles ne justifient pas davantage de déduire une étiquette de la seule année de construction.
Louer à Latécoère : privilégier les données du logement
Pour une location, le principal enseignement est de ne pas transformer le profil global du quartier en garantie concernant l’appartement envisagé. La consommation médiane de 151 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 566 € donnent des repères, mais ne suffisent pas à prévoir les dépenses d’un occupant. Il convient de lire les indicateurs propres au logement et de les rapprocher de sa surface, plutôt que d’appliquer directement la médiane locale. Les 2 diagnostics F et les 9 diagnostics G montrent également que toutes les situations ne se confondent pas avec la classe C dominante. Enfin, le corpus fourni ne contient pas de règles juridiques : il ne permet donc pas, à lui seul, de conclure sur les conditions réglementaires de mise en location d’un bien.
Questions fréquentes
Quelle étiquette DPE est la plus fréquente à Latécoère ?
La classe C est la plus fréquente, avec 297 diagnostics parmi les 357 géolocalisés dans le quartier. Cette prédominance constitue un repère descriptif, mais elle ne permet pas de présumer du classement d’un appartement particulier. Le corpus comprend également des étiquettes A, B, D, E, F et G : seul le résultat propre au logement permet de le situer précisément.
Latécoère compte-t-il moins de passoires énergétiques que Toulouse ?
En proportion, oui : les classes F et G représentent 3,1 % des diagnostics de Latécoère, contre 4,3 % à Toulouse. Elles concernent 11 logements dans le corpus local. Cette comparaison porte sur une part de diagnostics, et non sur un décompte exhaustif du parc immobilier. Elle ne permet pas non plus de comparer toute la distribution des étiquettes, qui n’est pas fournie pour la ville.
Peut-on utiliser les 566 € annuels pour évaluer un bien à vendre ou à louer ?
Les 566 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans les diagnostics de Latécoère. Ce montant peut servir de point de comparaison, mais pas de prévision individuelle. La surface médiane locale de 28 m² doit aussi rester à l’esprit. Pour présenter un bien ou examiner une location, il faut distinguer cette statistique de quartier des informations figurant dans le DPE du logement concerné.