DPE à Cartoucherie, Toulouse : bâti récent, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Cartoucherie, à Toulouse, les 290 DPE géolocalisés analysés décrivent un parc presque exclusivement composé d’appartements, avec une majorité de constructions de 2013-2021. Les étiquettes C dominent et les logements F ou G représentent 1,0 % des diagnostics, contre 4,3 % dans la ville.

DPE à Cartoucherie, Toulouse : bâti récent, étiquettes et enjeux immobiliers — Toulouse

Le dossier DPE de Cartoucherie repose sur 290 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Toulouse. Il offre une lecture du bâti et de ses performances énergétiques à travers les logements diagnostiqués, sans constituer un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Les données font ressortir trois caractéristiques : une construction majoritairement récente, une présence presque exclusive d’appartements et une nette prédominance de l’étiquette C. Elles permettent également de comparer le quartier à la ville pour la consommation, le coût énergétique estimé et la part de logements classés F ou G. Pour un projet de vente ou de location, ces repères servent à situer un bien dans son environnement local. Ils ne remplacent toutefois pas l’examen de son propre diagnostic, dont les résultats peuvent différer de ceux observés dans l’échantillon.

Un bâti dominé par les appartements construits entre 2013 et 2021

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Cartoucherie)Part du quartier
A113,8 %
B175,9 %
C22979,0 %
D237,9 %
E72,4 %
F10,3 %
G20,7 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Cartoucherie (Toulouse).

La période de construction dominante à Cartoucherie est 2013-2021 : elle représente 56,2 % des diagnostics du quartier. Cette majorité récente distingue le profil observé de celui d’un parc essentiellement ancien. La part des logements construits avant 1948 est de 0,0 %, tandis que celle des logements antérieurs à 1975 atteint 10,0 %. Ces proportions décrivent les biens présents dans les données, et non nécessairement chaque immeuble du quartier. La répartition par type de logement est tout aussi marquée : les maisons individuelles ne représentent que 0,3 %, le reste correspondant à des appartements. L’analyse locale du DPE porte donc avant tout sur l’habitat collectif. Pour apprécier une maison proposée à la vente ou à la location, cette spécificité invite à la prudence : les indicateurs du quartier reflètent très peu cette catégorie de biens.

  • Construction dominante : 2013-2021, avec 56,2 % des diagnostics. Ce repère caractérise le bâti analysé, sans attribuer automatiquement une étiquette énergétique à chaque logement récent.
  • Bâti ancien : 0,0 % des diagnostics concernent des logements d’avant 1948, contre 19,6 % à Toulouse. Les logements d’avant 1975 représentent 10,0 % dans le quartier.
  • Type de logement : 0,3 % de maisons individuelles, le reste en appartements. La surface médiane de 30 m² complète ce profil, sans décrire la distribution de toutes les surfaces.

L’étiquette C concentre l’essentiel des diagnostics

Avec 229 diagnostics sur les 290 analysés, la classe C domine nettement la répartition énergétique de Cartoucherie. Les autres étiquettes sont présentes, mais dans des effectifs plus limités : 11 diagnostics en A, 17 en B et 23 en D. Les classes les moins favorables regroupent 7 diagnostics en E, 1 en F et 2 en G. Le quartier présente ainsi un profil fortement concentré autour d’une même classe, plutôt qu’une répartition équilibrée entre les différentes lettres. Cette concentration constitue un repère utile pour lire le diagnostic d’un bien proposé sur le marché local. Elle ne signifie cependant pas que tous les appartements présentent les mêmes caractéristiques techniques ou la même consommation. Les données fournies ne détaillent ni les équipements, ni l’isolation, ni les particularités de chaque immeuble : elles ne permettent donc pas d’expliquer précisément l’étiquette de chaque logement.

  • Classes A et B : respectivement 11 et 17 diagnostics. Ces logements figurent dans l’échantillon, mais ces étiquettes ne constituent pas le profil dominant du quartier.
  • Classes C et D : respectivement 229 et 23 diagnostics. La classe C est le principal point de comparaison pour situer une étiquette dans la distribution locale.
  • Classes E, F et G : respectivement 7, 1 et 2 diagnostics. La faible présence des classes F et G à l’échelle du quartier n’efface pas leur existence pour les biens concernés.

Moins de passoires énergétiques que dans l’ensemble de Toulouse

Cartoucherie compte 3 logements classés F ou G dans l’échantillon, soit une part de passoires énergétiques de 1,0 %, contre 4,3 % à l’échelle de Toulouse. Le quartier se situe donc en dessous du niveau municipal sur cet indicateur. La consommation médiane est également inférieure : 146 kWh/m²/an, contre 176 kWh/m²/an pour la ville. Ces deux constats décrivent un profil énergétique local plus favorable sur les critères disponibles. Il faut néanmoins conserver une comparaison précise : une médiane n’est pas une moyenne arithmétique, et aucune étiquette moyenne de Toulouse n’est fournie. Le bâti diffère aussi sensiblement, notamment pour les logements d’avant 1948, absents des diagnostics du quartier mais représentant 19,6 % à l’échelle municipale. Les chiffres autorisent donc une comparaison des résultats observés, sans isoler le rôle exact de l’âge des bâtiments dans ces différences.

Un coût énergétique médian à lire avec la surface des logements

Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 467 € à Cartoucherie, contre 868 € pour Toulouse. Cet indicateur doit être rapproché de la surface médiane : 30 m² dans le quartier, contre 51 m² dans la ville. Les logements décrits par les deux ensembles de diagnostics n’ont donc pas le même profil de surface. Comparer uniquement les montants annuels ne suffit pas à mesurer la performance énergétique à surface comparable. La consommation médiane rapportée au mètre carré, de 146 kWh/m²/an contre 176 kWh/m²/an, apporte un autre éclairage, lui aussi favorable au quartier. Ces médianes restent cependant des indicateurs distincts : elles ne constituent pas ensemble le diagnostic d’un logement type. Pour un acquéreur ou un locataire, le montant de 467 € est un repère statistique local, et non une facture annoncée ou un budget garanti pour le bien envisagé.

Vendre ou louer : situer le bien sans lui attribuer le bilan du quartier

Pour vendre à Cartoucherie, les résultats du quartier donnent un contexte à la présentation du DPE individuel : une étiquette C correspond à la classe dominante, observée dans 229 diagnostics. Une autre étiquette doit être présentée pour ce qu’elle indique sur le logement, sans être masquée par le profil global du secteur. Pour louer, la même distinction s’impose entre les repères locaux et les caractéristiques du bien concerné. Le coût annuel médian estimé de 467 € ne permet pas de promettre une dépense identique au futur occupant. De même, la faible proportion de passoires ne suffit pas à conclure sur la situation d’un logement particulier. Les données fournies n’établissent ni effet sur la valeur de vente, ni niveau de loyer, ni situation réglementaire individuelle. Leur intérêt est de rendre la comparaison plus claire, en séparant le contexte du quartier du diagnostic propre au bien.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente à Cartoucherie ?

L’étiquette C est la plus fréquente, avec 229 diagnostics parmi les 290 analysés. Les données recensent aussi 11 A, 17 B, 23 D, 7 E, 1 F et 2 G. Cette répartition décrit les diagnostics géolocalisés disponibles : elle constitue un repère pour comparer un logement au quartier, mais ne permet pas de lui attribuer une classe sans consulter son propre DPE.

Cartoucherie présente-t-il de meilleurs résultats que Toulouse ?

Sur les indicateurs fournis, le quartier présente une part de logements F ou G plus faible, à 1,0 % contre 4,3 %, et une consommation médiane inférieure, à 146 contre 176 kWh/m²/an. La comparaison doit toutefois tenir compte de profils de bâti différents. Les données ne fournissent pas de moyenne arithmétique de consommation ni de répartition complète des étiquettes pour Toulouse.

Peut-on utiliser 467 € comme budget énergétique pour une location ?

Non, pas comme budget garanti. Les 467 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans les diagnostics du quartier, où la surface médiane est de 30 m². Ce montant ne décrit pas nécessairement le logement envisagé et ne constitue pas une facture réelle. Pour une vente comme pour une location, il faut distinguer ce repère local de l’estimation figurant dans le DPE du bien.

Sources officielles

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